Festival Proche-Orient : Ce que peut le Cinéma

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Évènement passé

Dix ans après sa création, le festival biennal « Proche-Orient : ce que peut le cinéma » revient avec sa 6ème édition et continue sa mission de placer le 7ème art au cœur de sa démarche d’information, de sensibilisation et de dialogue. 

Du 29 novembre au 8 décembre au cinéma Les 3 Luxembourg, une quarantaine de films, dont plusieurs inédits en France, seront au programme pour parler de l’Egypte, d’Irak, d’Iran, d’Israël, du Liban, la Libye, la Palestine et la Syrie. La plupart de projections sont suivies d’un débat.

Un festival unique en Europe qui permet la rencontre entre les réalisateurs de ces pays pour tenter, à armes égales, de changer l’image stéréotypée que les médias renvoient sur la région et ses conflits et pour une meilleure compréhension de l’autre.

En ouverture du festival, et en avant-première en France, le documentaire A World Not Ours de Mahdi Fleifel (sortie en salles le 4 décembre, distribué par Eurozoom) a déjà récolté plusieurs prix dans les festivals internationaux.
Tourné au long de plus de vingt années par plusieurs générations de la même famille, A world not ours est plus qu’un simple portrait de famille, c’est  une tentative d’enregistrer ce qui s’oublie, de retenir ce qui  ne devrait pas être effacé de la mémoire collective. Le débat qui suivra sera en présence du réalisateur ainsi que Leila Shahid, déléguée générale de l’Autorité palestinienne à l’Union européenne, qui soutient la manifestation depuis ses débuts, et les journalistes Dominique Vidal et Michel Warschawski.

La programmation s’articule autour des grands thèmes suivants :

> Diaspora et camps de réfugiés, censure culturelle (Iran), répression, l’après-Tahrir, révolution (Libye), occupation, droit de retour, pillage du patrimoine.

> Le conflit israélo-palestinien reste au cœur de la manifestation ; les films choisis cette année illustrent les pillages auxquels se livre l’occupant israélien: le pillage de l’eau (Water de cinéastes palestiniens et israéliens, The Fading Valley d’Irit Gal) celui de la pierre de construction (Sacred Stones de Muayad Alaylan et Laila Highazi) et celui des livres (The Great Book Robbery de Benny Brunner).

> De nombreux films décrivent les problèmes vus de l’intérieur des pays : ainsi Nizam Najjar, dans Diary from a Revolution, dévoile les mécanismes de la révolution Libyenne, Alex Salvatori-Sinz nous fait partager, dans Les Shebabs de Yarmouk, les interrogations d’amis nés et grandis dans le grand camp de réfugiés de palestiniens de Syrie, le road movie d’Alaa Ashkar dans Route 60 un itinéraire au-delà des frontières nous embarque dans les territoires occupés en quête de son identité. Kaveh Bakhtiari, dans L’Escale, nous fait partager la vie quotidienne d’immigrants clandestins iraniens en Grèce.

> Les  films iraniens traitent de la censure culturelle (musique, peinture, cinéma) : Back Vocal de Mojtaba Mirtahmasb, Going Up Stairs de Rokhsareh Ghaem Magham, Blames and Flames de Mohammad Farzad, A Cinema of Discontent de Jamsheed Akrami.

Cette sixième édition est dédiée à Stéphane Hessel et au courage de la jeunesse du Proche-Orient en lutte pour la liberté et la démocratie.

Informations Pratiques :
Cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur Le Prince – 75006 Paris
M° Luxembourg – Odéon / Bus 86 et 87
Tel. 01 46 33 97 77


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