Nuit de la Littérature

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Le samedi 1er juin 2013, c’est la première édition de la Nuit de la Littérature ! Elle est organisée à l’initiative du Centre tchèque et du Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris (FICEP) pour promouvoir les auteurs étrangers. 

Un parcours littéraire dans Paris Rive Gauche, en proposant par l’intermédiaire des centres culturels étrangers à Paris, des lectures d’œuvres littéraires de tous genres et pour tous publics (poésie, roman, bande-dessinée, jeunesse etc.). Les œuvres littéraires seront lues par des comédiens français dans divers lieux parisiens (librairies, centres culturels, hôtels, églises). Ces lectures seront répétées toutes les heures, de 16h à 19h et de 20h à 22h, en présence de l’auteur et/ou du traducteur. Elles dureront une vingtaine de minutes et seront suivies par une rencontre avec le public.

Pour la première édition, 15 centres culturels ont pris part au projet, dont le Goethe-Institut, le Forum Culturel Autrichien, le Centre culturel d’Egypte, l’Institut finlandais, le Centre culturel Hellénique, l’Institut culturel Italien, la Mission culturelle du Luxembourg, l’Institut Polonais de Paris, l’Instituto Camões à Paris, le Centre tchèque de Paris, l’Institut culturel roumain, l’Institut slovaque de Paris, l’Institut suédois, le Centre culturel de Serbie et le Centre culturel suisse.

Le programme:
> SAMKO TALE pour « Livre du cimetière » présentée par l’Institut slovaque – à la Magnum Gallery
Samko Tále écrit un livre sur le cimetière de Komárno et son intention n’est pas de dire du mal de ses concitoyens, mais il est bien obligé parfois. Car on ne peut pas parler des choses sérieuses sans expliquer qui est qui, qui a fait quoi et quelles sont les circonstances à rapporter. Samko Tále est simple d’esprit et il ne prend pas son affaire à la légère, mais son livre secrète un effet comique irrésistible tant il maltraite la langue et le récit de la vie des gens.

> PAVEL HAK pour « Vomito Negro » présenté par le Centre tchèque – à l’Hôtel
Une île quelque part sous les tropiques des Caraïbes. Villas de luxe, milliardaires se reposant entre deux raids boursiers, jetset. Mais aussi crime organisé, trafics humains en tout genre, prostitution, misère. Un frère et une sœur sont les héros du roman, descendants de captifs venus de l’autre côté de l’océan, esclaves dans les plantations.

> KHALED AL KHAMISSI pour « Taxi » et « L’arche de Noé » présenté par le Centre culturel d’Egypte – à l’Hôtel Bel Ami
Portant chacune sur un aspect particulier de la vie sociale, économique ou politique en Égypte, ces cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire composent un tableau fascinant de ce pays à un moment clé (avril 2005-mars 2006) du règne du président Hosni Moubarak – qui sollicitait alors un cinquième mandat. Tout y est, en effet : les difficultés quotidiennes de la grande majorité de la population, la corruption qui sévit à tous les échelons de l’administration, l’omniprésence et la brutalité des services de sécurité, le blocage du système politique, les humiliations sans fin que la population subit en silence, les ravages du capitalisme sauvage…

> MATEI VISNIEC pour « Le cabaret des mots »- présenté par l’Institut culturel roumain – à l’Abbaye Saint Germain des Près
Le Cabaret des Mots est une suite de textes à la croisée de plusieurs genres : poèmes en prose qui peuvent être mis en scène, tels une pièce de théâtre. J’ai trouvé intéressant de personnaliser des mots, en leur attribuant des qualités humaines. […] En écrivant ces textes j’ai souhaité obtenir une autre proximité avec les mots, ces éléments primordiaux du langage. Tout cela peut paraître compliqué, mais il n’en n’est rien : je souhaite au lecteur et au spectacteur de parcitiper à ce „cabaret“ qui lui paraîtra simple et parlant“.

> JONI PYYSALO pour « Plan de sauvetage » – présenté par l’Institut finlandais – à l’Institut finlandais
Joni Pyysalo, né en 1974, est auteur de 3 recueils de poésie et 1 recueil de récits. Lauréat du prix de l’Union des écrivains finlandais en 2001, il exerce aussi les métiers de journaliste et de critique littéraire.
Joni Pyysalo fera lui-même une lecture, à 17h, et il participera également à la table ronde autour de la littérature finlandaise à 21h.

> PETRI TAMMINEN pour « Mémoires »- présenté par l’Institut finlandais – à l’Institut finlandais
Petri Tamminen, né en 1966, est auteur de nombreux récits et romans qu’on qualifie souvent de « minimalistes » et « condensés ». Son œuvre a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Kalevi Jäntti en 2002.
Petri Tamminen fera lui-même une lecture à 18h, et il participera également à la table ronde autour de la littérature finlandaise à 21h.

> NUNO JUDICE pour « Géométrie variable » et « Un chant dans l’épaisseur du temps » – présenté par le Centre culturel Camoes – à la Librairie La Hune
Nuno Júdice est un des poètes les plus doués et les plus actifs de sa génération. Contemporain des « Vénitiens » ou des culturalistes espagnols, il emploie comme eux le retour provoquant au décadentisme et à  la narrativité à  titre d’arme contre la poésie engagée antérieure. » (Jacques Fressard, La Quinzaine Littéraire).

> JOCHEN WINTER pour « Le poème universel, la poésie à l’ère de la globalité »- présenté par Goethe Institut – à l’Institut hongrois
Avec ses poèmes et ses écrits, Jochen Winter entreprend un voyage sphérique dans les espaces situés au-delà de notre planète. Il montre comment le regard de la terre vers l’univers et, à l’inverse, de l’univers vers la terre, transforme fondamentalement la pensée moderne.

> JOANNA HELLGREN pour « Mon frère nocturne » – présentée par l’Institut suédois – à la Bibliothèque André Malraux
Dans un mois, Jakob aura dix ans. Sa mère, avec qui il vit seul, lui parle souvent de l’autre Jakob, son frère, mort le jour de son dixième anniversaire. Pour elle, il est évident que notre Jakob, né neuf mois après l’accident de son frère, est la réincarnation de son premier Jakob. Inéluctablement, le petit garçon craint que l’histoire ne se répète ; s’il est vraiment la réincarnation de son frère, doit-il aussi mourir le jour de ses dix ans ? A son cours de piano, il rencontre Miranda, une fille de son âge, dont l’amitié lui donnera le courage d’assumer son destin.

> MARIUSZ SZCZYGIEL pour « Chacun son paradis » – présenté par l’Institut Polonais – à la Librairie polonaise
Mariusz Szczygieł (né en 1966) est journaliste et rédacteur à la Gazeta Wyborcza, le plus grand quotidien indépendant en Europe centrale. Il habite à Varsovie, mais se plaît à dire que son esprit se promène à Prague. Son roman Gottland (Actes Sud, 2008) est traduit dans de nombreux pays et a reçu le prix du Livre européen 2009.

> GASTON CARRÉ pour « Retour à Jajouka – sur les traces de Brian Jones au Maroc » – présenté par la Mission culturelle du Luxembourg – à l’Espace littéraire Louis Vuitton
“J’ai retrouvé les traces du Rolling Stone à Jajouka, un énigmatique village au sud de Tanger, bled de moins de mille habitants où pourtant se croisent la modernité et la mythologie, la musique et la littérature, où dans l’orbe de Brian Jones, on retrouve William Burroughs et Paul Bowles, Andy Warhol et John Lennon, le dieu Pan et la déesse Astarté, et où une dynastie de montagnards est poussée dans le cercle vicieux de «poètes terroristes». Jones lui-même joua de la flûte de Pan et, tel maître Hamelin, attira plusieurs générations dans les eaux troubles où il finit par se noyer. Ce livre évoque les derniers jours du Rolling Stone,  explore la fascination qu’aujourd’hui encore, il continue d’exercer et ses effets pervers pour un village maghrébin dont la tradition séculaire est  bousculée par sa collision avec le temps présent.

> VLADAN MATIJEVIĆ pour « Les aventures de Minette Accentiévitch » – présenté par le Centre culturel de Serbie – à la Librairie Mazarine
En courts fragments, comme en autant d’instantanés qui n’ont pas froid aux yeux, ce roman nous présente Minette sous toutes les coutures et en découd avec certains mythes sur la féminité cousus de fil blanc. Nous y apprenons ce qu’elle fait à ses amants et ce que ses amants lui font, ce qu’elle aime ou n’aime pas, ce qu’elle pense de ceci ou de cela et notamment des hommes. Par exemple, elle ne croit pas du tout que les amibes soient les organismes vivants les plus simples, elle affirme que ce sont les mecs. Ils se réduisent à peu près à leurs couilles, dit-elle, où se loge également leur cerveau.

> NICOLAS MAHLER pour « Le Parc » – présenté par le Forum culturel Autrichien – à l’Hôtel d’Aubusson
Né en 1969, Nicolas Mahler travaille à Vienne en tant qu’illustrateur et auteur de bandes dessinées. Ses œuvres sont publiées dans de nombreux journaux et magazines germanophones. Il a reçu plusieurs prix pour son travail, dont le prestigieux Prix Max-et-Moritz pour le „meilleur artiste de BD germanophone“.

> VALERIO MAGRELLI pour « Adieu au foot » – présenté par l’Institut culturel italien – à l’Institut culturel italien
Né à Rome en 1957,Valerio Magrelli est considéré comme l’un des plus grands poètes italiens d’aujourd’hui.Il est également essayiste et traducteur (entre autres de Mallarmé,Valéry, Roland Barthes…) et enseigne la littérature française  à l’université de Cassino. En  2002,l’Accademia dei Lincei lui a décerné le  prix Feltrinelli pour la poésie italienne.

> QUENTIN MOURON pour « Au point d’effusion des égoûts » – présenté par le Centre culturel suisse – à l’Atelier Roswitha Doerig
Roman d’aventure au sens le plus général du terme – aventure amoureuse, sociale, existentielle. Tendre et profond, drôle et sombre, ce livre présente les pérégrinations d’un jeune homme d’à peine vingt ans « tombé du ciel » dans la mégapole de Los Angeles. Avec ce premier effort, Quentin Mouron offre une vision neuve et décomplexée de l’Amérique d’aujourd’hui, après que les fards du « rêve américain » aient achevé de se dissoudre.

> STÉPHANE SAWAS pour « Le conseil de la cloche et autres nouvelles grecques » – présenté par le Centre culturel Hellénique – à Piasa
Cette anthologie réunit un choix de 15 nouvelles écrites entre 1877 et 2008 par des auteurs grecs de renom, qui ont fait l’objet d’une réception souvent biaisée par des interdits idéologiques ou culturels. Presque toutes traduites pour la première fois en français, elles sont révélatrices des crises politiques, éthiques et esthétiques qui, de manière récurrente, frappent la définition de l’identité grecque au sein de la construction européenne.

> MIHA PINTARIČ  pour « Liber » – présenté par la Représentation en France de la Commission européenne – au Café de la Mairie
Né le 12 octobre 1963 en Slovénie, Miha Pintarič est médiéviste, professeur d’université, membre honoriique du Magdalen College (Université d’Oxford) et membre du PEN club international. Véritable poète polyglotte, il se lance d’abord dans l’écriture de poèmes multilingues, pour se destiner ensuite à la rédaction de poèmes monolingues. Il n’hésite toutefois pas à produire ses écrits dans une langue étrangère à la sienne, en français, anglais ou croate.

Le détail du programme, c’est ici


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